Frise chronologique
8 juin 1944
Libération temporaire de Valréas
Libération temporaire de Valréas
8 juin 1944 (≈ 1944)
La ville libérée par les FFI.
12 juin 1944
Exécution des 51 otages
Exécution des 51 otages
12 juin 1944 (≈ 1944)
Fusillés par les Allemands en représailles.
22 décembre 1981
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
22 décembre 1981 (≈ 1981)
Protection officielle du mur et plaques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Mur des fusillés avec ses plaques commémoratives (sauf parties modifiées) (cad. AI 217, 270) : inscription par arrêté du 22 décembre 1981
Personnages clés
| FFI - Forces Françaises de l'Intérieur |
Libérèrent Valréas le 8 juin 1944. |
| 51 otages - Victimes fusillées |
Exécutés le 12 juin 1944. |
Origine et histoire
Le Mur des fusillés de Valréas est un vestige historique situé dans la ville de Valréas, en Vaucluse. Ce simple mur, adossé à une maison et à un atelier d'imprimerie locale, porte les traces d'un drame survenu pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est devenu un symbole de la résistance et de la répression nazie dans la région.
Le 8 juin 1944, les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) libèrent Valréas de l'occupation allemande. Quatre jours plus tard, le 12 juin 1944, les Allemands reprennent la ville et arrêtent 51 otages. Ces derniers sont fusillés contre ce mur, en représailles à la libération temporaire de la ville. L'événement marque profondément la mémoire locale.
Le monument, qui conserve les plaques commémoratives rappelant le sacrifice des victimes, est inscrit aux monuments historiques depuis le 22 décembre 1981. Les parties protégées incluent les sections du mur non modifiées et les inscriptions, tandis que les parties altérées, comme la devanture d'un commerce, en sont exclues. Le site reste un lieu de recueillement et de mémoire.
Les inscriptions sur le mur rappellent la tragédie avec des phrases poignantes comme : « Ils étaient là, face à ce mur à attendre leur mort » et « À nos martyrs, ils sont morts pour que vive la France ». Ces mots soulignent l'horreur de l'événement et l'hommage rendu aux victimes, tout en ancrant le monument dans l'histoire de la Résistance française.